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La notion de justice

La justice des hommes

La justice restaurative

Dans l’antiquité, les catastrophes étaient souvent interprétées comme des punitions des dieux.Des versets de la Bible aussi témoignent de ces croyances primitives.

Par exemple :
Le Seigneur tient en main une coupe où pétille un vin épicé, le vin de sa colère. Il en verse aux méchants de la terre. Ils devront tous en boire, et vider la coupe jusqu'à la dernière goutte.
« Je fracasserai l'orgueil de tous les méchants, tandis que grandira la fierté des justes. » (Ps 75)
Quand le peuple hébreu est réduit en esclavage en Égypte, il est raconté que Dieu prend la défense de son peuple en infligeant des plaies (dix) aux Égyptiens car pharaon refuse de laisser partir les hébreux.
C'est pourquoi le Seigneur déclare : ‘Cette fois-ci, tu sauras que je suis le Seigneur. Au moyen de ce bâton, je vais frapper l'eau du Nil, et elle se transformera en sang. Les poissons crèveront et le fleuve deviendra si infect que les Égyptiens ne pourront plus en boire l'eau.’ ” » (Exode 7, 17-18)

Job, un personnage de l’Ancien Testament,a compris que les malheurs et les punitions ne sont pas envoyés par Dieu.
Job perd tout du jour au lendemain (son bétail, ses serviteurs, ses fils et filles et sa santé…). Mais Job refuse l’idée populaire que chaque action de l’homme est récompensée ou punie par Dieu. Malgré tous les malheurs qui lui arrivent, Job va continuer à parler à Dieu (colère questionnements…). Il ne rejette pas Dieu, il ne l’insulte pas, il garde l’idée que Dieu est admirable ; il reste fidèle dans la foi.

Job dit à Dieu :
Je ne savais de toi que ce qu'on m'avait dit, mais maintenant, je t'ai vu de mes yeux ! C'est pourquoi je retire ce que j'ai dit, je suis consolé alors que je suis sur la poussière et sur la cendre. (Job, 42)
Job n’essaie plus d’expliquer le mal ; il comprend que cela ne sert à rien, qu’il n’y a pas de réponse. Il reconnaît la grandeur de Dieu, malgré sa souffrance. Il a gardé confiance (foi) en Dieu, et Dieu le rétablit dans sa vie.

On comprend cela avec l’histoire de l’aveugle de naissance (Jn 9, 1-7) :
Sur le chemin, Jésus voit un homme qui est aveugle depuis sa naissance. Les disciples de Jésus demandent : « Maître, cet homme est aveugle depuis sa naissance. Donc, qui a péché, lui ou ses parents ? » Jésus répond : « Ni lui ni ses parents. Mais puisqu'il est aveugle, on va reconnaître clairement que Dieu agit pour lui. 
Pendant le jour, nous devons accomplir le travail de Celui qui m'a envoyé. La nuit arrive, et personne ne pourra travailler. Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. »
Après que Jésus a dit cela, il crache par terre. Avec sa salive, il fait de la boue et il met la boue sur les yeux de l'aveugle. Ensuite, il lui dit : « Va te laver dans l'eau, à Siloé. » Le nom « Siloé » veut dire « Envoyé ». L'aveugle y va et il se lave. Quand il revient, il voit clair.

La justification

La justice de Dieu a pour objectif de nous justifier. Dieu n’essaie pas d’expliquer nos comportements et ne nous demande pas de nous justifier ( argumenter pour nous défendre), mais il nous accepte tels que nous sommes avec nos imperfections ; il nous libère de cette vaine recherche de vouloir nous racheter par de bonnes œuvres, de vouloir cacher la vérité de ce que nous sommes.

Dieu nous rend juste (= il nous justifie) cela veut dire que :

  • il nous accueille tels que nous sommes (pécheurs).
  • il nous demande de cheminer avec lui et d’être reconnaissant pour sa bonté. Il nous a pardonné et nous demande de vivre comme des pécheurs pardonnés : libérés et appelés à vivre de son amour, en le partageant.

Justifiés par Dieu, nous sommes appelés à nous engager dans la société ; penser et agir pour le bien des autres, fortifiés par l’amour de Dieu.

Heureux ceux qui ont faim et soif d'un monde juste, car ils seront comblés !

(Mt 5,6)

Un film

Nous te suggérons un film qui permet de réfléchir à la justice.

Titre du film : Je verrai toujours vos visages

SYNOPSIS

Depuis 2014, en France, la Justice Restaurative propose à des personnes victimes et auteurs d’infraction de dialoguer dans des dispositifs sécurisés, encadrés par des professionnels et des bénévoles comme Judith, Fanny ou Michel.

Nassim, Issa, et Thomas, condamnés pour vols avec violence, Grégoire, Nawelle et Sabine, victimes de homejacking, de braquages et de vol à l'arraché, mais aussi Chloé, victime de viols incestueux, s’engagent tous dans des mesures de Justice Restaurative.

Sur leur parcours, il y a de la colère et de l’espoir, des silences et des mots, des alliances et des déchirements, des prises de conscience et de la confiance retrouvée… Et au bout du chemin, parfois, la réparation…

Voici la bande annonce

Luther et la justice de Dieu 

Luther, le réformateur à l’origine du protestantisme au XVIe siècle, essayait de vivre de la façon la plus « juste » possible. Mais il lui semblait que l’exigence de l’évangile était toujours plus grande que ce qu’il arrivait à vivre. Il avait peur d’être exclu de la bienveillance divine. Luther a compris en lisant les épîtres de Paul (Romains, Galates …) que la justice de Dieu ne signifie pas que Dieu juge les humains mais qu’il les voit justes à travers Jésus-Christ.

Est-ce que seul peut se présenter devant Dieu celui qui est pur de cœur et dans leur manière d’être, dans son esprit et dans sa façon de vivre ?

Même avec toutes ces qualités, cela ne sert à rien, car seul le Seigneur Jésus Christ qualifie. Tout le reste est sans efficacité, puisque personne ne peut se purifier à force d’application et de sacrifices, il n’est d’autre pureté que celle créée en nous par la grâce de Dieu en Christ. (Martin Luther)

A retenir : Lorsque l’homme se reconnaît pécheur, il n’a plus besoin de s’épuiser à courir derrière la réussite, la fortune ou la vaine gloire pour montrer son importance, il est aimé tel qu’il est et justifié par Dieu.

Justice et grâce

Bonhoeffer, un pasteur allemand du XXe siècle a écrit ceci :

Tu es un pécheur, un très grand pécheur, mais tel que tu es, tu peux aller à Dieu qui t’aime. Il te veut tel que tu es, sans que tu ne fasses rien, sans que tu ne donnes rien, il te veut toi-même, toi seul…Dieu est venu jusqu’à toi, pécheur, pour te sauver. En te disant la vérité, ce message te libère. Devant Dieu, tu ne peux pas te cacher. Dieu veut te voir tel que tu es pour te faire grâce. Tu n’as plus besoin de te mentir à toi-même et de mentir aux autres en te faisant passer pour sans péché.

Dietrich Bonhoeffer

Deux fils ( Sketch’Up, Olivier Arnera et Patricia Chalm)

D’après la parabole du fils prodigue, Évangile de Luc, versets 11-32.

Personnages : L’aîné, le cadet, le père (voix off)

Décors : Une table, sur laquelle est posée deux coupes et une bouteille. Les frères sont installés face à face, de chaque bout de la table.

Le cadet : Avec tout ce que je t’ai fait, papa, je comprendrais que tu me calcules plus… j’ai juste besoin d’un peu de boulot, c’est tout.

L’aîné : Qu’est-ce que j’apprends ? Avec tout ce qu’il t’a fait ! Tu l’accueilles au champagne et au foie gras ?

J’hallucine !

Le cadet : T’es fou ! Un sandwich, ça aurait suffit. Ça fait hyper longtemps que je n’ai pas bouffé… Avec tout ça, je vais me casser le ventre.

L’aîné : Ah non, trop c’est trop ! Compte-pas sur moi pour faire la fête avec lui ! Rien que d’y penser, ça me coupe l’appétit…

D’abord, ton fils, c’est plus mon frère !

Parce que si tu veux qu’on fasse les comptes, moi ça fait plus de dix ans que je me crève dans ta boîte, et pas une fois tu m’as fait le moindre de ces petits honneurs ! Alors, tu permets quand même que je me pose des questions, c’est légitime.

Le cadet : Oui, je sais, ça n’a jamais été le top entre nous, je ne t’ai attiré que des embrouilles. Mais tu comprends, depuis tout petit, je n’ai jamais pu rester en place. Faut que ça bouge autour de moi.

L’aîné : Et moi ? Est-ce que je t’ai déjà causé un seul problème ? Non, jamais … Ma crise d’ado, tu l’as sentie passer, toi ?

Non, j’ai dérangé personne avec ça. Il y avait mieux à faire ! D’ailleurs, tout ce qu’il y avait à faire, je l’ai fait… Je pouvais pas en faire plus, tout de même !

Le cadet : Fallait que je le fasse, que je me casse pour changer d’air, c’était trop laid ici ; les neurones, il fallait que je me les oxygène.

L’aîné : Et qu’est-ce qu’il t’a donné comme excuse, pour avoir vidé ton compte ?

Ah, il voulait réaliser ses rêves ! Il aurait quand même pu nous envoyer des cartes postales du pays des rêves !

Le cadet : Au début, c’était trop cool, la classe, hyper bien. J’avais des supers potes, c’était trop bien… Puis après, ça a viré mauvaise … On se mettait minables, on se déchirait la face, on a été trop loin, quoi !

Je ne vais pas tout te raconter, mais tu sais dans ces cas-là, on fait n’importe quoi pour survivre.

L’aîné : Il n’a jamais su ce que c’était que l’amour, le vrai… la famille, le travail. Il n’a jamais rien respecté.

Le cadet : J’pouvais plus me sentir. Alors je me suis dit, j’vais rentrer. Mais quand j’te regarde maintenant, j’suis trop mal. C’est vrai, j’ai pas assuré, j’y est tellement cru à mon histoire… A la vérité, j’sais pas quoi te dire moi.

L’aîné : laisse-moi te dire, papa… Laisse-moi te dire… T’es quand même pas obligé de l’embrasser.

Voix off du père : Un homme avait deux fils, un lointain si proche, un proche si lointain et pour les deux… un éternel Amour.

Ton eau vive

Nous te demandons l’eau, Seigneur,
pour que la terre produise ses fruits.
Nous te demandons l’eau
pour que nos corps vivent.
Mais pour notre terre, pour nos vies,
il faut aussi ta justice d’amour.
Seigneur, viens désaltérer nos vies qui ont soif de ton Amour.
Viens désaltérer notre terre qui a soif de justice.
Que ton eau vive jaillisse ainsi de nos cœurs
pour désaltérer tous ceux qui ont soif de ta justice d’amour.
Heureux ceux qui ont faim et soif de justice !
En marche ceux qui ont faim et soif de justice !

Amazing grace

La grâce est joie (Karaoké)